Budget 2025-2026
By helloDarwin
March 27, 2025

Budget 2025-2026 du Québec : Subventions et crédits d’impôt pour les PME québécoises

Le Budget du Québec 2025-2026, présenté par le ministre des Finances Eric Girard, s’inscrit dans un contexte économique particulier et propose plusieurs mesures pro-entreprises. Destiné à stimuler l’investissement, l’innovation et la croissance, ce budget comporte de nouvelles initiatives et bonifications de programmes pouvant bénéficier aux petites et moyennes entreprises (PME) établies du Québec. En tant que dirigeant de PME, il est important de comprendre les perspectives économiques qui sous-tendent ce budget, ainsi que les subventions, crédits d’impôt et autres mesures de soutien qui y sont prévues. Nous explorons ci-dessous le contexte économique de 2025-2026, les principaux programmes d’aide aux entreprises, les mesures spécifiques pour l’innovation, la transformation numérique, le développement durable et l’exportation, un aperçu du Plan PME 2025-2028 ainsi que du nouveau crédit à la R&D (le CRIC), sans oublier quelques exemples concrets d’opportunités de financement et d’accompagnement à explorer sur helloDarwin.

Contexte économique et budgétaire 2025-2026

Avant d’aborder les mesures d’aide, il convient de résumer la situation économique et budgétaire qui a façonné le Budget 2025-2026. Le gouvernement du Québec anticipe une croissance modérée du produit intérieur brut (PIB) de +1,1 % en 2025 et +1,4 % en 2026, soit légèrement au-dessus de la moyenne des prévisions du secteur privé​. Ces projections intègrent un scénario prudent marqué par de potentielles tensions commerciales : le gouvernement envisage notamment l’hypothèse d’une guerre tarifaire de courte durée (droits de douane américains de 10 % sur une variété de produits pendant moins de deux ans), ce qui pourrait retrancher environ 0,7 point de pourcentage à la croissance économique de 2025 et 2026​. Malgré ce risque, l’inflation devrait se modérer aux environs de 2,4 % en 2025 et 2,0 % en 2026 (indice excluant l’alimentation et l’énergie)​, et la croissance des exportations québécoises, bien que ralentie à +1,3 % en 2025, pourrait rebondir à +2,0 % en 2026​.
Du côté des investissements des entreprises, le portrait demeure mitigé : après un plateau en 2024, les investissements privés devraient à peine progresser (+0,1 % en 2025) avant de reprendre un peu de vigueur en 2026 (+1,1 %)​. On note notamment un recul anticipé des dépenses en machines et matériel en 2025-2026 (–2,5 % et –1,4 % respectivement), partiellement compensé par une légère hausse des investissements en propriété intellectuelle (+1,9 % et +1,4 %)​. Ce contexte de quasi-stagnation des investissements justifie en partie les mesures budgétaires visant à encourager l’innovation et la productivité des PME.
Sur le plan des finances publiques, le Québec fait face à un déficit budgétaire accru pour l’exercice à venir. Le budget 2025-2026 prévoit en effet un déficit de 13,6 milliards de dollars (au sens de la Loi sur l’équilibre budgétaire), en hausse par rapport aux projections de l’automne (qui anticipaient ~9,2 G$)​. Pour 2024-2025, le déficit est révisé à 10,4 G$, légèrement inférieur aux estimations précédentes​. Le gouvernement demeure toutefois engagé à retourner à l’équilibre budgétaire d’ici 2029-2030, conformément à son plan de redressement sur 5 ans​. Cela suppose de combler un déficit structurel d’environ 2,5 G$ sur l’horizon, et pourrait prendre plus de temps en cas de scénario économique défavorable (par exemple, si la guerre tarifaire s’intensifiait)​.
Malgré l’augmentation du déficit à court terme, la dette publique québécoise reste soutenable. Le ratio de la dette brute par rapport au PIB devrait s’établir à 42,4 % en 2025 et grimper à 45,9 % d’ici 2029, en partie en raison des emprunts nécessaires pour financer les déficits. Le ratio de la dette nette atteindrait, lui, 40,4 % du PIB en 2025-2026, dépassant légèrement la cible de 39 % initialement fixée pour 2025​. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé son intention de rehausser la cible à moyen terme, visant désormais un ratio de dette nette d’environ 38 % du PIB d’ici 2032-2033 (au lieu de 35,5 % précédemment inscrit dans la Loi sur le remboursement de la dette)​. En parallèle, afin d’augmenter les revenus, Québec mise sur certaines mesures fiscales d’harmonisation avec le fédéral, comme la future hausse de l’imposition des gains en capital, qui pourrait rapporter 1,8 G$ additionnels d’ici 2030​.
En somme, le contexte du budget 2025-2026 est celui d’une économie en ralentissement contrôlé, avec une inflation sous contrôle, un gouvernement qui choisit d’investir pour soutenir les entreprises malgré un déficit important, et un horizon de retour à l’équilibre budgétaire à la fin de la décennie. Cette toile de fond explique l’accent mis sur des mesures pour stimuler la création de richesse, l’innovation et la productivité, en misant particulièrement sur les PME comme moteur de la croissance future.

Principaux programmes et mesures de soutien aux entreprises

Le budget 2025-2026 comporte une panoplie de programmes d’appui et de mesures de soutien aux entreprises, dont plusieurs intéressent directement les PME. On y retrouve des subventions et crédits d’impôt, mais aussi des prêts, mesures fiscales et fonds d’investissement destinés à aider les entreprises à traverser les incertitudes économiques et à financer leurs projets. Voici un survol des dispositions les plus pertinentes :
  • Mesures d’urgence en cas de guerre tarifaire : Conscient des risques que font peser les tensions commerciales internationales (notamment de possibles tarifs américains), le gouvernement prévoit un plan d’aide transitoire de 4 milliards $ sur cinq ans pour les entreprises qui seraient touchées​ . Ce plan comprend, entre autres, la mise en place de prêts d’urgence (400 M$ sur 2 ans) pour soutenir la liquidité des entreprises affectées​. Il prévoit également l’extension des mesures d’amortissement accéléré des investissements jusqu’en 2029-2034, en harmonie avec le fédéral, afin de permettre aux entreprises de déduire plus rapidement leurs dépenses en capital (ce qui représente un soutien fiscal de 2,4 G$ sur cinq ans)​. Autrement dit, une PME qui investit dans de nouveaux équipements ou technologies pourra continuer de bénéficier d’une déduction fiscale bonifiée, ce qui réduit son fardeau fiscal à court terme et encourage l’investissement.
  • Appui aux projets d’investissement et à la numérisation : Pour stimuler l’économie pendant cette période incertaine, le budget réserve 900 M$ sur 3 ans afin de soutenir la réalisation de projets d’investissement d’entreprises via le Fonds de développement économique (FDÉ) géré par Investissement Québec​ . Cette enveloppe servira à cofinancer des projets d’expansion, de modernisation ou d’autres investissements stratégiques dans les entreprises. Parallèlement, l’Offensive de transformation numérique du Québec, un programme aidant les PME à adopter des technologies numériques (par exemple l’intégration de solutions ERP, commerce électronique, automatisation, etc.), est prolongée pour trois ans avec un budget additionnel de 14 M$​. Les PME pourront donc continuer de bénéficier de cette offensive numérique – souvent sous forme de subventions ou d’accompagnements – afin d’accélérer leur virage technologique et améliorer leur productivité.
  • Soutien à la main-d’œuvre et aux exportations : Toujours dans le cadre du plan de 4 G$, le gouvernement reconduit des mesures pour renforcer les compétences et diversifier les marchés des entreprises. Une enveloppe de 122 M$ sur 5 ans prolonge ainsi l’Offensive de formation en construction pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre spécialisées dans ce secteur névralgique​ . De plus, afin d’encourager l’internationalisation des PME, un montant de 196 M$ sur 5 ans est consacré à la diversification des exportations québécoises​. Ce soutien comprend une aide accrue aux organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX) et à Investissement Québec pour accompagner les exportateurs, le financement d’une Stratégie maritime renforcée (150 M$) et le déploiement du réseau des représentations du Québec à l’étranger (30 M$)​. Concrètement, une PME qui souhaite explorer de nouveaux marchés ou réduire sa dépendance aux États-Unis pourra bénéficier de conseils, de formations et même de soutiens financiers supplémentaires pour ses démarches d’exportation.
  • Allègements fiscaux ciblés et révisions de dépenses fiscales : Le budget apporte aussi des ajustements à certains crédits d’impôt et dépenses fiscales afin de mieux cibler l’aide ou de réaliser des économies. Globalement, Québec compte réduire de 3,0 G$ sur cinq ans le coût de plusieurs mesures fiscales, dont 1,2 G$ proviendront de changements touchant les entreprises​. Parmi les modifications notables : le Crédit d’impôt pour le développement des affaires électroniques (CDAE), très utilisé par les entreprises du secteur des TI et du multimédia, sera resserré et recentré sur les activités en intelligence artificielle​. Les critères d’admissibilité seront revus et, pour les grandes entreprises ou filiales de sociétés étrangères, le taux du CDAE sera abaissé (notamment en ce qui concerne la portion remboursable) graduellement jusqu’en 2028​​. Autrement dit, ce crédit sera dorénavant plus généreux pour les projets liés à l’IA (via un nouveau volet « CDAE-ai ») et moins pour certains services informatiques offerts aux maisons-mères étrangères, avec l’objectif de stimuler l’essor de l’expertise locale en intelligence artificielle. Par ailleurs, le gouvernement harmonise la taxe sur les services d’assurance avec la TVQ en portant son taux de 9 % à 9,975 %​​, ce qui aura pour effet d’augmenter légèrement le coût des primes d’assurance pour les entreprises comme pour les particuliers. Il met fin également à certaines mesures jugées moins efficaces, par exemple les déductions additionnelles liées aux actions accréditives dans le secteur minier​. Enfin, notons un changement qui touchera les PME en croissance : le seuil de masse salariale donnant droit au taux réduit de cotisation au Fonds des services de santé (FSS) ne sera plus indexé et reste gelé à 7,8 M$​. Cela signifie qu’avec l’augmentation des salaires au fil des ans, davantage de PME dépasseront ce seuil fixe et verront leur taux de cotisation augmenter, ce qui représente un resserrement fiscal pour les employeurs​. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a d’ailleurs déploré ce resserrement du FSS, le qualifiant de « pas une bonne nouvelle » pour les petites entreprises​.
  • Nouveaux fonds d’investissement et capital de croissance : En complément des subventions et crédits, le budget mise sur des outils de financement pour soutenir les entreprises. On note notamment la création d’un nouveau fonds d’investissement de 200 M$ dédié à la croissance et à la commercialisation des innovations des jeunes pousses (startups)​. Ce fonds, dont les détails seront dévoilés ultérieurement, viendra remplacer le programme Impulsion PME d’Investissement Québec. En fait, le gouvernement transfère vers ce nouveau fonds les ressources initialement allouées à Impulsion PME et y ajoute une enveloppe supplémentaire issue de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’investissement en innovation, portant le total à 250 M$​. L’objectif est de co-investir dans des startups innovantes à fort potentiel, en complément du financement privé, afin de les aider à passer le cap de la commercialisation de leurs innovations. Pour les PME plus établies, d’autres sources de capital continuent d’être appuyées : par exemple, le budget augmente le plafond d’émission d’actions du fonds Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) à 170 M$ par an d’ici 2029 (ce qui injectera davantage de capital dans les régions), tout en réduisant le généreux crédit d’impôt accordé aux investisseurs qui y souscrivent (taux passant de 30 % à 25 %)​. Cela vise à élargir la base de financement disponible pour les entreprises régionales, tout en rationnalisant le coût fiscal de ce programme pour l’État.
En résumé, ces mesures du budget offrent aux PME québécoises un éventail de soutiens : financement direct ou facilité (prêts, fonds dédiés), avantages fiscaux (amortissement accéléré, crédits d’impôt ciblés) et programmes d’accompagnement (numérisation, exportation, main-d’œuvre). Les dirigeants de PME devraient porter attention aux programmes prolongés ou bonifiés qu’ils pourraient solliciter dès maintenant (tels que l’Offensive de transformation numérique ou les aides à l’export), mais aussi se tenir informés des nouveautés à venir comme le nouveau fonds d’investissement pour innovations, afin de planifier leurs projets en conséquence.

Mesures pour l’innovation, la transformation numérique, le développement durable et l’internationalisation des PME

Un des axes majeurs du budget 2025-2026 est le soutien aux PME innovantes, à la transition technologique, aux pratiques d’affaires durables et à l’ouverture sur les marchés internationaux. Le gouvernement souhaite stimuler l’essor de PME plus productives, tournées vers l’avenir et compétitives à l’échelle mondiale. Voici comment le budget adresse spécifiquement chacun de ces volets :
1. Innovation et R&D : Le budget consacre environ 604 M$ sur cinq ans pour accroître la capacité du Québec à innover​. La pièce maîtresse de cet effort est la refonte du régime d’aide fiscale à l’innovation, avec l’introduction du crédit d’impôt pour la recherche, l’innovation et la commercialisation (CRIC). Ce nouveau crédit d’impôt remplace l’ancien programme de crédits RS&DE et simplifie radicalement l’appui fiscal à la R-D en abolissant une multitude de mesures existantes jugées redondantes ou complexes – huit anciens crédits ou déductions seront éliminés pour ne conserver que le CRIC (et la déduction pour commercialisation des innovations, DICI)​. Le CRIC représente un investissement fiscal de 2,4 G$ sur 5 ans, soit un soutien accru de 271 M$ par rapport aux programmes remplacés​. Son fonctionnement est pensé pour être simple et avantageux pour toutes les entreprises innovantes : un taux unique de 30 % s’applique sur la première tranche de 1 million $ de dépenses annuelles admissibles, peu importe la taille de l’entreprise, puis un taux de 20 % au-delà de ce montant​. Surtout, le CRIC sera entièrement remboursable​, ce qui signifie qu’une PME en démarrage ou en croissance sans profit imposable pourra recevoir un chèque du fisc correspondant au crédit, tout comme une entreprise rentable pourra réduire ses impôts. Le CRIC couvre les dépenses de recherche scientifique et de développement précommercial, par exemple le prototypage de nouveaux produits, incluant les salaires du personnel technique et scientifique, 50 % des contrats de sous-traitance (incluant les partenariats avec des centres de recherche ou universités), ainsi que les coûts d’équipements et de matériel liés au projet. En centralisant le soutien dans ce crédit unique, le gouvernement vise à maximiser l’impact de l’aide fiscale sur l’innovation tout en réduisant les tracasseries administratives pour les PME technologiques​. Pour les entreprises, cela se traduira par un accès plus facile et plus généreux au crédit R&D qu’auparavant – à titre illustratif, il est estimé qu’un projet d’innovation de 500 000 $ mené par une PME recevra environ 17 % d’aide fiscale de plus avec le CRIC qu’avec l’ancien régime d’incitatifs, et qu’un grand projet de 5 M$ mené par une grande entreprise recevra 90 % d’aide en plus comparativement à l’ancien système​. Outre le CRIC, le budget prévoit des investissements ciblés pour l’innovation dans des secteurs stratégiques : 101 M$ sur 5 ans iront au développement de la Zone d’innovation Technum Québec (filière des semi-conducteurs)​, 54 M$ sur 3 ans pour renouveler la Stratégie québécoise des sciences de la vie (soutien à la recherche et aux entreprises en biotechnologie, pharmaceutique, etc.)​, 22 M$ pour poursuivre le financement du MILA (le pôle montréalais d’intelligence artificielle)​, et des fonds pour soutenir l’innovation financière (Finance Montréal) ainsi que la recherche collaborative en filière batterie, microélectronique, aérospatiale, etc.​. Toutes ces mesures visent à créer un écosystème propice à l’innovation : les PME à fort potentiel technologique bénéficieront d’un appui fiscal amélioré et évolueront dans un environnement où des initiatives clés (zones d’innovation, centres de recherche, grappes industrielles) sont financées pour accélérer l’émergence de nouvelles technologies et leur commercialisation.
2. Transformation numérique des PME : La transition numérique demeure une priorité pour accroître la productivité des entreprises québécoises. Le budget prolonge donc l’Offensive de transformation numérique pour trois années supplémentaires​d’accompagnement et des subventions pour aider les PME de tous secteurs à intégrer des technologies numériques (automatisation, intelligence d’affaires, commerce en ligne, gestion infonuagique, etc.). La bonification de 14 M$ annoncée dans le budget garantit la continuité de ces aides jusqu’en 2028 environ​. Par exemple, une entreprise manufacturière souhaitant adopter des robots ou un logiciel ERP pourra continuer de solliciter une aide financière couvrant une partie des coûts et bénéficier de l’expertise de conseillers en transformation numérique grâce à ce programme prolongé. En parallèle, le gouvernement investit également dans sa propre transformation numérique interne (74 M$ sur 5 ans pour automatiser des processus de l’État via l’IA, comme les centres d’appels​) ; bien que cela ne soit pas une subvention directe aux PME, la modernisation de l’appareil public peut à terme faciliter les interactions des entreprises avec l’administration (permis en ligne, guichet unique, etc.). Le message pour les PME est clair : que ce soit via l’Offensive de transformation numérique ou via des crédits d’impôt à l’investissement (tel le C3i existant) et l’amortissement accéléré, il y a un soutien disponible pour celles qui entreprennent un virage technologique et digital. Ne pas profiter de ces outils pourrait signifier prendre du retard face aux concurrents qui, eux, automatisent et innovent plus vite.
3. Développement durable et économie verte : Bien que le budget 2025-2026 ne présente pas un chapitre spécifiquement titré « PME et développement durable », plusieurs mesures visent à encourager une croissance plus durable de l’économie, dont certaines peuvent concerner les entreprises. Par exemple, un montant de 202 M$ sur 5 ans est prévu pour le Plan d’agriculture durable et la Politique bioalimentaire​, afin d’appuyer les entreprises agricoles dans l’adoption de pratiques écologiques (meilleure gestion des sols, réduction des intrants, etc.). Indirectement, cela touche les PME agroalimentaires qui pourront obtenir des subventions pour des projets innovants réduisant leur empreinte environnementale. Le budget annonce aussi la création du Programme Investissement Croissance durable​, qui pourrait fournir du financement aux projets d’entreprises alignés avec des objectifs de croissance verte (ce programme sera à surveiller lorsque ses détails seront dévoilés). Dans le secteur manufacturier, 52 M$ sur 3 ans sont alloués à l’initiative Innovation Bois et à un Centre d’expertise en transformation du bois, afin de stimuler l’innovation dans une industrie clé pour un développement durable (produits bois à valeur ajoutée, carboneutralité en construction, etc.). Par ailleurs, le gouvernement reconduit ses efforts pour valoriser les minéraux critiques et stratégiques (MCS) nécessaires à la transition énergétique (batteries, véhicules électriques) : 88 M$ sur 5 ans sont investis pour un plan de valorisation des MCS​, et le crédit d’impôt relatif aux ressources naturelles (CIRR) est doublé (taux bonifiés à 20-45 %) jusqu’en 2030 pour les projets d’exploitation de ces minéraux stratégiques​. Les PME impliquées dans les chaînes d’approvisionnement de l’énergie propre, du recyclage, ou de l’économie circulaire peuvent ainsi s’attendre à un soutien accru soit via des crédits d’impôt, soit via des programmes dédiés. Enfin, soulignons la relance du programme Roulez Vert pour l’année 2025-2026, qui offre des rabais de 500 $ à 4 000 $ à l’achat de véhicules électriques ou hybrides​ – une mesure qui, si elle s’adresse avant tout aux particuliers, peut aussi inciter des petites entreprises à verdir leur parc de véhicules. En somme, qu’il s’agisse de subventions pour des projets verts, de crédits d’impôt pour technologies propres ou de programmes sectoriels (agriculture, forêts, mines propres), le budget s’aligne avec l’objectif d’un développement économique plus durable. Les PME qui innovent en matière d’écoefficacité ou de technologies vertes devraient trouver dans l’appareil d’aide gouvernemental plusieurs opportunités de financement pour soutenir leurs initiatives écoresponsables.
4. Exportation et internationalisation : L’accès aux marchés internationaux est un levier de croissance important pour de nombreuses PME québécoises, et le budget contient des mesures pour les encourager à exporter davantage. Outre l’enveloppe de 196 M$ mentionnée plus haut pour la diversification des marchés (soutien aux ORPEX, stratégie maritime, délégations à l’étranger)​, on note la poursuite de l’Offensive de diplomatie économique du Québec. Le réseau des délégations et bureaux du Québec à l’étranger sera renforcé, ce qui aide les entreprises à repérer des opportunités dans de nouveaux pays et à établir des contacts locaux. L’accent mis sur la stratégie maritime vise à développer les exportations par voies maritimes et à mieux utiliser le potentiel logistique du Saint-Laurent – des secteurs comme l’agroalimentaire, le bois, les minerais ou même le secteur manufacturier pourraient en bénéficier via des coûts logistiques réduits ou de nouvelles lignes d’exportation. Pour les PME, se lancer à l’export comporte des coûts et risques ; c’est pourquoi en plus des mesures provinciales, il ne faut pas oublier l’existence de programmes fédéraux tels que CanExport PME, qui subventionne les dépenses liées à la prospection de nouveaux marchés (voyages, études de marché, marketing international). Le contexte économique actuel – incertitudes commerciales, besoin de diversification hors États-Unis – rend ces programmes d’autant plus pertinents​. Par exemple, CanExport PME couvre jusqu’à 50 % des dépenses admissibles (sur un budget maximal d’environ 100 000 $) pour aider une entreprise à se développer à l’étranger. Ainsi, une PME de services ou de produits technologiques qui souhaite s’implanter en Europe ou en Asie pourrait faire financer une partie de ses démarches d’exportation via ce programme fédéral.. En outre, le budget québécois prévoit de faciliter le repérage des produits locaux par les acheteurs (dans le but de stimuler la demande intérieure pour les produits québécois) : un montant de 4,5 M$ sur 2 ans est alloué à l’organisme Les Produits du Québec, qui promeut l’achat local. Cette initiative peut indirectement aider les petites entreprises manufacturières ou agroalimentaires à gagner en visibilité sur le marché québécois et à fidéliser une clientèle sensible à l’origine locale des biens.
En synthèse, les mesures du budget 2025-2026 adressent les enjeux stratégiques des PME : innover plus (grâce à un soutien R&D renforcé et des projets sectoriels), se numériser (via des offensives et crédits à l’investissement), adopter des pratiques plus durables (grâce à divers incitatifs dans l’agriculture, les ressources ou l’énergie propre), et conquérir de nouveaux marchés (avec un accompagnement à l’export bonifié). Ces orientations s’inscrivent dans la vision d’une économie québécoise plus résiliente, plus compétitive et mieux ancrée dans les filières d’avenir, où les PME auront un rôle central à jouer.

Le Plan PME 2025-2028, le nouveau CRIC et la fiscalité des entreprises établies

Plusieurs initiatives phares du budget visent expressément à soutenir les PME établies et à réduire les obstacles à leur croissance. Parmi celles-ci, deux ressortent particulièrement : le Plan PME 2025-2028, qui sera un plan d’action gouvernemental dédié aux petites et moyennes entreprises, et la réforme des crédits d’impôt à la R-D avec l’instauration du CRIC (déjà abordé ci-dessus). Par ailleurs, certaines mesures fiscales générales du budget auront des répercussions sur les entreprises déjà bien implantées. Détaillons ces éléments :
Plan PME 2025-2028 : une vision intégrée pour la croissance des PME. Annoncé dans le budget avec une enveloppe modeste de 42,3 M$ sur trois ans pour son déploiement, le Plan PME 2025-2028 marque la volonté du gouvernement de donner un coup de pouce stratégique aux PME de toutes les régions. L’idée maîtresse est d’offrir une porte d’entrée unique aux PME vers les ressources et services d’aide existants, et de coordonner les actions de l’État et de ses partenaires pour mieux accompagner ces entreprises. Les détails du Plan PME seront dévoilés ultérieurement, mais le budget en trace les grandes orientations : il s’agira de proposer une vision intégrée et commune de l’ensemble des programmes et mesures de soutien aux PME, en mettant l’accent sur plusieurs axes clés​. D’après le Ministère de l’Économie, ce Plan PME visera notamment à :
  • Offrir un guichet unique (« porte d’entrée ») dans chaque région pour les entrepreneurs, de sorte qu’ils sachent vers qui se tourner pour obtenir de l’information et de l’aide, sans avoir à naviguer à travers une myriade d’organismes et de programmes épars​. Cette mesure de simplification administrative était attendue, car beaucoup de dirigeants de PME trouvent complexe l’écosystème actuel d’accompagnement (CLD, PME MTL, ministères, etc.). Un guichet unifié devrait rendre l’accès aux subventions et services plus simple et rapide.
  • Accompagner les PME dans leurs projets d’innovation : qu’il s’agisse de développer un nouveau produit, d’adopter une technologie ou d’améliorer un procédé, le Plan PME cherchera à outiller les entreprises innovantes en leur facilitant l’accès aux programmes comme le CRIC, aux centres de recherche, aux experts-conseils, etc. On peut s’attendre à ce que des conseillers spécialisés soient mobilisés pour guider les PME innovantes vers les bonnes ressources (par exemple, les orienter vers les crédits d’impôt disponibles, les programmes comme Innovécan ou TechnoClimat s’ils sont pertinents, etc.).
  • Soutenir les entrepreneurs à chaque stade de développement : du démarrage (startup) à la croissance, en passant par le transfert d’entreprise, le Plan PME veut renforcer le continuum de soutien. Cela inclut le repreneuriat, c’est-à-dire l’achat/relève d’entreprises existantes, un enjeu majeur avec le vieillissement de nombreux propriétaires-dirigeants au Québec​. Des mesures pour encourager et financer la relève entrepreneuriale pourraient faire partie du Plan (par exemple, des prêts ou garanties pour les repreneurs, ou des allègements fiscaux lors du transfert d’une PME familiale).
  • Augmenter la compétitivité et la productivité des PME : ce volet recoupe l’appui à l’innovation et au numérique, mais peut aussi inclure l’aide à l’exportation ou à l’amélioration des processus (ex.: adoption de l’intelligence artificielle, robotisation, formation de la main-d’œuvre). L’objectif est d’aider les PME établies à croître et à concurrencer les meilleures de leur industrie.
  • Réduire le fardeau administratif : la paperasse et les obligations réglementaires pèsent proportionnellement plus lourd sur les petites structures. Le gouvernement entend poursuivre les efforts de simplification (permis, formulaires, rapports) pour faire gagner du temps et de l’argent aux PME​. Cela fait écho à certaines annonces des dernières années (comme la mise en place d’un service Registraire des entreprises modernisé, ou la simplification de la déclaration de la CNESST, etc.), et la FCEI a salué cette priorité de réduction de la bureaucratie.
En somme, le Plan PME 2025-2028 est conçu comme un catalyseur de croissance pour l’ensemble des petites et moyennes entreprises québécoises. Si vous dirigez une PME, vous pouvez vous attendre, une fois le Plan déployé, à bénéficier d’un accès plus facile aux programmes (via le guichet unique régional), d’un meilleur accompagnement personnalisé selon vos projets, et possiblement de nouvelles mesures ciblées pour les enjeux de main-d’œuvre, de transfert d’entreprise, etc. L’important sera de suivre de près le dévoilement de ce Plan dans les prochains mois afin de saisir les opportunités qu’il offrira dans votre région ou votre secteur.
Crédits d’impôt à la R&D : du RS&DE au nouveau CRIC. Pour les entreprises innovantes, la réforme des incitatifs fiscaux à la R&D est sans doute le changement le plus significatif de ce budget. Comme expliqué précédemment, le nouveau crédit d’impôt pour la recherche, l’innovation et la commercialisation (CRIC) remplacera à terme le vieux régime du RS&DE au Québec, ainsi que plusieurs autres crédits d’impôt liés à l’innovation. Cette simplification est bienvenue, car le système actuel était jugé trop complexe, avec une multiplicité de mesures aux critères différents, ce qui décourageait certaines PME de les réclamer. Avec le CRIC, à partir de l’an prochain, une entreprise n’aura essentiellement qu’une seule mesure à considérer pour ses projets de recherche et d’innovation. Récapitulons les caractéristiques du CRIC utiles pour une PME établie :
  • Taux de 30 % remboursable sur les premiers 1 M$ de dépenses admissibles par année, puis 20 % sur l’excédent​. Cela garantit que les petites et moyennes entreprises (qui dépensent rarement plus d’un million par an en R&D interne) obtiendront le taux maximal sur l’ensemble de leurs activités de recherche. Par comparaison, dans l’ancien régime, le taux variait selon la taille de l’entreprise et le type de dépense, et les grandes entreprises avaient des taux bien moindres. Désormais, PME et grandes entreprises auront le même taux de base sur la première tranche, ce qui simplifie la donne. Le fait que le crédit soit entièrement remboursable signifie qu’une PME en phase de développement pourra récupérer ce 30 % en espèces même si elle ne paie pas encore d’impôt sur les bénéfices – un élément crucial pour soutenir la trésorerie des jeunes entreprises technologiques.
  • Dépenses admissibles élargies : le CRIC couvrira non seulement les salaires R&D et une partie des contrats de recherche sous-traités (50 % de leur valeur) comme auparavant, mais aussi les dépenses d’équipement liées à la R&D​. C’est une nouveauté notable, car investir dans du matériel de laboratoire, des machines prototypes ou des logiciels coûteux était jusqu’ici moins bien soutenu fiscalement au Québec. Dorénavant, si votre PME achète un banc d’essai, une imprimante 3D industrielle ou tout autre équipement pour développer un nouveau produit, 30 % de cette dépense pourra être récupérée via le CRIC (jusqu’au plafond du premier million global). Cela encouragera les investissements tangibles nécessaires pour innover.
  • Condition de présence au Québec : un point à souligner est que pour être admissible au CRIC, l’entreprise devra exploiter un établissement au Québec​ . Ceci vise à s’assurer que l’aide fiscale profite aux entreprises qui ont une activité réelle dans la province (employés, installations) et pas uniquement à des entités sans présence locale qui feraient de la R&D sous-traitée. Pour la grande majorité des PME québécoises, cette condition est naturellement remplie.
  • Impact pour les entreprises établies : si votre PME profitait déjà de crédits RS&DE, il faudra vous préparer à cette transition vers le CRIC. La bonne nouvelle est que le soutien global ne diminue pas – au contraire, le ministère des Finances indique que le CRIC offrira davantage d’aide qu’avant pour la plupart des projets, en particulier pour les grandes entreprises (qui voyaient leurs crédits R&D provinciaux très plafonnés)​. Pour les PME, l’avantage sera surtout la simplicité : un taux généreux et uniforme, plus de dépenses admissibles, moins de formulaires multiples. Il sera important de mettre à jour vos stratégies fiscales et vos suivis de projet R&D pour maximiser le recours au CRIC dès son entrée en vigueur (année d’imposition 2024 ou 2025 selon le calendrier précisé par Québec). Par ailleurs, avec la fin programmée de certaines anciennes mesures, assurez-vous de clore les projets qui bénéficiaient de ces crédits ou de vérifier les dispositions transitoires. Par exemple, si vous aviez un crédit pour « design industriel » ou autre, voyez jusqu’à quand les demandes peuvent être faites avant qu’il ne disparaisse.
Autres mesures fiscales et réglementaires pour les entreprises établies. Au-delà des aides directes et du CRIC, le budget contient d’autres éléments qui affecteront le climat d’affaires des PME déjà bien implantées :
  • Comme évoqué, le gel du seuil du Fonds des services de santé (FSS) à 7,8 M$ de masse salariale signifie que les PME en croissance rapide pourraient atteindre plus vite le plein taux de cotisation au FSS (environ 4 % sur les salaires excédentaires). Cela équivaut à une hausse de charge fiscale graduelle pour celles qui recrutent beaucoup ou augmentent les salaires. Il faudra en tenir compte dans vos prévisions de coûts de main-d’œuvre.
  • Aucune réduction de l’impôt sur le revenu des sociétés n’a été annoncée dans ce budget. Le taux d’imposition des PME au Québec reste à 3,2 % sur la première tranche de revenus (d’où l’importance des crédits d’impôt pour réduire la facture fiscale autrement). La FCEI rappelle que le Québec demeure, malgré les aides, l’une des provinces où la fiscalité globale des PME est la plus lourde, en tenant compte de l’impôt, des taxes sur la masse salariale et d’autres frais.
  • Le gouvernement réitère son intention de s’attaquer à la paperasse excessive. Même si cela ne figure pas comme une mesure chiffrée, il est probable que des simplifications réglementaires voient le jour (ex.: prolongation du programme de réduction de 10 % des formalités administratives d’ici 2025, modernisation de plateformes en ligne pour déclarer et payer divers droits, etc.). Les entreprises établies pourraient ainsi gagner un peu de répit sur les tâches administratives dans les prochaines années.
En définitive, pour une PME déjà établie, le Budget 2025-2026 apporte des changements notables dans l’écosystème d’aide (nouveau Plan PME, nouveau crédit R&D) qu’il faudra intégrer, mais ne révolutionne pas l’environnement fiscal de base. Il convient de profiter des nouveaux outils (par exemple, revoir vos projets d’investissement innovant à la lumière du CRIC plus avantageux, ou préparer un dossier pour un prêt d’Investissement Québec s’il y a un projet d’expansion) tout en demeurant vigilant sur les coûts qui peuvent augmenter (cotisation FSS, assurances légèrement plus chères, etc.). Globalement, ce budget traduit un « virage PME » du gouvernement, ce que salue le milieu d’affaires​, même si tous aimeraient en voir davantage, notamment sur la réduction des taxes sur la masse salariale.

Exemples d’opportunités de financement et d’accompagnement à explorer

Pour concrétiser les mesures et programmes évoqués, il est utile de se tourner vers des ressources pratiques qui aident les PME à naviguer dans l’univers des subventions et du financement. En explorant ces ressources, vous pouvez identifier rapidement les opportunités qui correspondent le mieux à votre profil d’entreprise et à vos projets. Voici quelques exemples concrets d’opportunités de financement ou d’accompagnement disponibles et pertinentes en 2025-2026, et qui peuvent être approfondies :
  • Crédits d’impôt à l’innovation et à la transformation numérique : Avec l’arrivée du CRIC, les PME ont tout intérêt à maximiser leurs projets d’innovation. helloDarwin publie régulièrement des contenus pour vous aider à comprendre et réclamer ces crédits. Par exemple, un Guide complet des subventions et crédits à l’innovation 2024 (et bientôt 2025) y détaille les différentes aides fiscales disponibles et les stratégies pour en tirer parti. Si votre PME planifie un projet de R&D ou d’automatisation, vous pouvez consulter ces guides et même entrer en contact avec des consultants spécialisés via helloDarwin pour monter vos demandes de crédits d’impôt. Tip: En combinant le nouveau CRIC avec d’autres programmes (comme le programme fédéral PARI du CNRC pour du financement direct de R&D), il est souvent possible de financer une portion significative d’un projet technologique. Les experts référencés sur helloDarwin peuvent vous accompagner dans ce montage financier et s’assurer du respect des critères d’admissibilité.
  • Programmes de financement pour la croissance des PME : Le budget mentionne le futur fonds d’investissement de 250 M$ pour les jeunes entreprises innovantes, qui prendra la relève du programme Impulsion PME. En attendant son lancement, vous pouvez vous renseigner sur le fonctionnement de Impulsion PME (qui était géré par Investissement Québec) pour comprendre le type de financement offert. helloDarwin offre une fiche Impulsion PME – Guide du demandeur 2025 qui décrit les critères d’admissibilité et les conditions (co-investissement, montants minimum et maximum, etc.) de ce programme. Par exemple, Impulsion PME finançait jusqu’à 50 % du montage financier d’une startup innovante, sous forme d’investissement en quasi-capital, pour des montants allant de 250 000 $ à 1 000 000 $ (voire 2 000 000 $ pour le secteur biopharmaceutique). Le nouveau fonds promis devrait avoir des modalités similaires, en injectant des capitaux dans les entreprises à fort potentiel en complément des investisseurs privés. Si vous êtes une jeune entreprise en démarrage avec un projet novateur, suivez les mises à jour sur helloDarwin concernant ce nouveau fonds – vous pourrez y trouver des informations dès que les critères seront annoncés, et même des contacts pour vous aider à préparer votre dossier de candidature. Pour les PME plus matures cherchant du financement de croissance, n’oubliez pas les outils comme les prêts d’Investissement Québec, les subventions du programme ESSOR (pour des projets d’investissement majeurs) ou encore les fonds régionaux (ex: le fonds PME MTL dans la région de Montréal). Le Fonds PME MTL peut prêter jusqu’à 300 000 $ à taux préférentiel pour soutenir l’acquisition d’équipements ou l’expansion d’une PME, en mettant l’accent sur l’innovation, l’efficacité énergétique ou la transformation numérique​. C’est une source de financement à considérer pour les entreprises montréalaises, tandis que d’autres régions ont des dispositifs équivalents.
  • Aides à l’exportation et à l’internationalisation : Si l’un de vos objectifs est de développer de nouveaux marchés hors Québec, plusieurs programmes peuvent vous y aider. Nous avons évoqué le programme fédéral CanExport PME, qui est très populaire. De plus, via la plateforme helloDarwin, vous pouvez entrer en relation avec des firmes de consultation en commerce international qui aident à préparer les demandes CanExport et, plus largement, à bâtir votre stratégie export.
  • Subventions en innovation et développement durable : Pour les projets liés à l’économie verte ou à la haute technologie, pensez aux programmes spécialisés. Par exemple, le programme Technoclimat (du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles) offre des aides financières aux projets innovants en efficacité énergétique, électrification ou réduction des GES. De même, le programme Innov-R finance des consortiums de R&D en environnement.
En conclusion, le Budget du Québec 2025-2026 offre un cadre stimulant et relativement encourageant pour les PME québécoises : malgré un contexte économique incertain, le gouvernement investit dans votre croissance, votre innovation et votre succès à long terme. En tant que dirigeant de PME, vous devriez y voir l’opportunité de concrétiser des projets – qu’il s’agisse d’automatiser une ligne de production, de lancer un nouveau produit innovant, d’embaucher des talents ou de conquérir un marché étranger – en profitant des subventions, crédits d’impôt, prêts ou programmes d’accompagnement mis à votre disposition. Un Québec plus fort passe par des PME plus fortes : ce budget en trace la voie, et c’est à vous d’en tirer parti pleinement pour assurer la prospérité de votre entreprise dans les années à venir.
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