Rôle de l’Institut Jane Goodall du Canada dans l’écosystème du financement
L’Institut Jane Goodall du Canada (IJGC) est un organisme sans but lucratif national qui vise à bâtir un monde où les animaux, les personnes et l’environnement prospèrent ensemble. S’appuyant sur le travail pionnier de Jane Goodall, l’Institut fait progresser des initiatives de conservation menées par les communautés dans les aires de répartition des chimpanzés en Afrique et soutient les jeunes et les partenaires autochtones au Canada. Il agit à la fois comme organisme de mise en œuvre et comme bailleur de fonds, en canalisant les dons vers des projets portés par des communautés, des groupes de jeunes, des écoles et des organisations locales.
En Afrique, l’IJGC soutient des programmes dans des « Chimpscapes », zones où chimpanzés, populations humaines et écosystèmes sont intimement liés. Son portefeuille comprend les soins en sanctuaire au centre de réhabilitation des chimpanzés de Tchimpounga, des projets de résilience climatique, des moyens de subsistance durables et la conservation des écosystèmes côtiers et marins. Ces initiatives sont mises en œuvre en partenariat avec les communautés, avec un fort accent sur l’égalité des genres, l’autonomisation des jeunes et les solutions fondées sur la nature.
Programmes de financement et A.P.E. Fund
Au Canada, le mécanisme de subvention le plus explicite est le A.P.E. Fund (Animals, People, Environment). Présenté comme « un programme de subventions qui aide à financer des projets Roots & Shoots à forts besoins partout au pays », il permet aux membres Roots & Shoots de demander jusqu’à 1 000 $ pour réaliser leurs projets de conservation dans leur communauté. Le programme fonctionne par cycles annuels; le site indique les périodes où les demandes sont ouvertes ou closes et présente de nombreux projets financés, montrant l’ampleur des micro-subventions accordées.
Ces micro-subventions soutiennent des initiatives qui s’attaquent à la convergence de la perte de biodiversité, de l’iniquité environnementale et des changements climatiques, comme des jardins pour pollinisateurs, des activités d’éducation en plein air, des espaces de guérison et des projets de résilience climatique menés par les jeunes. En réduisant les barrières financières et en fournissant des ressources et des guides pédagogiques, l’IJGC permet aux jeunes et aux éducateurs de concevoir et de réaliser des actions locales percutantes.
Conservation communautaire et partenariats autochtones
Le modèle de financement et de programmes de l’IJGC repose sur l’approche Tacare, qui met au premier plan les communautés vivant à proximité des écosystèmes menacés. En Afrique, l’Institut collabore avec des organisations et des villages pour co-créer des solutions qui améliorent les moyens de subsistance tout en protégeant les forêts et la faune. Les projets peuvent inclure l’agriculture durable, des sources d’énergie ou de combustible alternatives, la restauration d’habitats et des initiatives de partage de connaissances, l’IJGC apportant un soutien financier et technique.
Au Canada, l’organisation s’engage explicitement à soutenir la conservation dirigée par les Autochtones et la revitalisation culturelle. Elle travaille avec des partenaires autochtones pour lutter contre l’iniquité environnementale, intégrer les savoirs autochtones à la conservation et appuyer le transfert de connaissances intergénérationnelles. Même si tout ce soutien ne prend pas la forme d’appels de projets ouverts, le rôle de l’Institut comme bailleur de fonds et catalyseur apparaît clairement dans ses descriptions de programmes.
Publics accompagnés et impact global
L’Institut Jane Goodall du Canada soutient principalement :
- Les jeunes et les éducateurs engagés dans des projets Roots & Shoots partout au pays, via des subventions, des outils et un accompagnement.
- Les communautés et organisations autochtones qui travaillent sur la conservation, l’action climatique et la revitalisation culturelle.
- Les partenaires communautaires africains axés sur la protection des habitats, les moyens de subsistance durables et la résilience climatique.
Grâce à ces investissements, l’Institut mobilise des dizaines de milliers de participant·e·s, prend soin de centaines de chimpanzés et aide des communautés à accéder à l’eau potable et à des moyens de subsistance plus durables. Son plan stratégique 2025‑2028, « Hope in Action », encadre ce travail de financement et de programmes comme un moyen de mettre à l’échelle les solutions menées par les communautés et de prolonger l’h éritage d’espoir par l’action de Jane Goodall.