Rôle du Fonds de défense de l’intérêt public Ken et Debbie Rubin dans l’écosystème du financement
Le Fonds de défense de l’intérêt public Ken et Debbie Rubin est un fonds conseillé créé en 1999 au sein de la Fondation communautaire d’Ottawa. Mis sur pied par les militants de longue date Ken et Debbie Rubin, il vise à soutenir des projets de petite envergure mais catalytiques qui auraient du mal à trouver d’autres sources de financement. Le fonds se concentre sur la défense de l’intérêt public et appuie des groupes bénévoles et des particuliers qui mènent des initiatives limitées dans le temps et orientées vers le changement.
Le fonds privilégie des projets novateurs, gérables et à l’avant-garde, qui cherchent à accroître la sensibilisation du public, à influencer les politiques ou à renforcer les réponses communautaires à des enjeux pressants. Les domaines d’intérêt incluent explicitement la justice sociale, la santé et la sécurité des consommateurs et de l’environnement, les droits à l’information et à la vie privée, la salubrité et la durabilité de l’alimentation, les libertés civiles, les enquêtes d’intérêt public, la formation à la recherche d’intérêt public et des projets communautaires innovants. Les projets peuvent être de portée locale, régionale, nationale ou internationale, pourvu qu’ils comportent un volet d’intérêt public lié au Canada.
Approche générale de financement et montants typiques
Les subventions sont volontairement modestes, généralement de l’ordre de un à trois mille dollars, avec parfois des montants plus élevés pour des initiatives exceptionnelles. L’objectif est d’offrir un soutien catalyseur qui permette de lancer ou d’amplifier des efforts de plaidoyer et d’éducation du public, plutôt que de financer les activités courantes. Le fonds ne couvre pas les activités régulières, les salaires, le transport, la traduction, les frais de fonctionnement ou l’achat et la location d’équipement. Les ressources sont dirigées vers des projets précis, dotés d’un calendrier défini et de résultats concrets, comme des rapports, du matériel éducatif, des campagnes, des ateliers ou des travaux d’enquête.
Les demandeurs admissibles peuvent être des organismes ou des particuliers, mais les propositions doivent être rattachées à un organisme de bienfaisance enregistré possédant un numéro d’organisme de charité pour recevoir les fonds. Au fil des ans, le fonds a soutenu près d’une centaine de projets au Canada, notamment des campagnes environnementales, des initiatives en matière de libertés civiles et de protection de la vie privée, du journalisme d’enquête, des actions contre la haine et la pauvreté, la défense de la sécurité alimentaire et de la santé, ainsi que de la recherche et de la formation qui renforcent le travail d’intérêt public.
Attentes envers les demandes et critères généraux
Les candidats sont invités à décrire le projet d’action d’intérêt public envisagé, ses objectifs, son budget, son échéancier, son originalité et les résultats attendus. Les propositions doivent préciser les autres sources de financement, l’expérience et le profil des demandeurs, ainsi que la façon dont la subvention s’inscrit dans un projet autonome ou dans une campagne plus vaste. Les bénéficiaires retenus doivent produire, à la fin du projet, un court rapport d’évaluation présentant les activités réalisées et les impacts obtenus.
Bien que le fonds ne fonctionne pas avec une structure de programmes complexe, il suit une philosophie de subvention claire : appuyer des projets moins traditionnels axés sur le plaidoyer qui font progresser la transparence, la reddition de comptes, les droits civils, la protection de l’environnement et la justice sociale. Des listes régulièrement mises à jour des subventions accordées, accompagnées de descriptions détaillées des projets, sont publiées sur le site Web du fonds, ce qui assure une transparence sur ses priorités et son impact et fournit des exemples aux futurs demandeurs en quête d’un microfinancement pour des initiatives d’intérêt public.